• Reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire

Reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire en Avignon

Ces informations sur la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire sont données à titre informatif mais ne remplacent en aucun cas une consultation auprès du chirurgien.

Reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire


La plaque aréolo-mamelonnaire est le nom donné à l’ensemble qui comprend le mamelon, et l’aréole (peau fine colorée entourant le mamelon).

Dans le traitement du cancer du sein, si une mastectomie est pratiquée, l’aréole et le mamelon sont dans la très grand majorité des cas retirés avec le sein (sauf cas exceptionnels où l’on peut les conserver, pour des cancers peu agressifs, très limités, ou dans les mastectomies prophylactiques s’il n’y a pas de cancer). Lorsqu’une tumorectomie est pratiquée, la plaque aréolo-mamelonnaire peut aussi parfois être retirée si le cancer se situe à proximité de cette zone.

Pourquoi reconstruire la plaque aréolo-mamelonnaire ?

La plaque aréolo-mamelonnaire est un élément essentiel de l’esthétique du sein, c’est l’élément qui donnera finalement à un sein reconstruit l’aspect d’un sein. Il est donc primordial en reconstruction mammaire, d’accorder de l’importance à cette étape, dont l’importance est parfois initialement sous-estimée par les patientes mais qui leur donne une fois réalisée, beaucoup de satisfaction car elle améliore grandement le résultat esthétique final.

Quand reconstruire la plaque aréolo-mamelonnaire ?

En reconstruction mammaire immédiate, si la peau du sein a pu être conservée, il est tout à fait possible de déterminer à l’avance la place de la plaque aréolo-mamelonnaire et de la reconstruire dès la première intervention lorsqu’un lambeau est utilisé (lambeau de grand dorsal). On la reconstruit alors avec de la peau prélevée avec le lambeau.

En reconstruction mammaire différée, il faudra être plus patiente… en effet, le sein reconstruit va mettre plus de temps à prendre sa place, et le futur emplacement de la plaque aréolo-mamelonnaire sera dans l’idéal déterminé plusieurs mois après la reconstruction de la forme et du volume, et après la symétrisation du deuxième sein : en pratique, la reconstruction de l’aréole et du mamelon est la dernière étape d’une reconstruction mammaire différée.

Comment reconstruire la plaque aréolo-mamelonnaire ?

La reconstruction du mamelon

Il existe de nombreuses techniques pour reconstruire un mamelon. Nous utilisons deux techniques très fiables :

  • Le lambeau local qui consiste à plicaturer sur lui-même un petit lambeau de peau (avec la peau du sein, ou la peau du lambeau si un grand dorsal ou un DIEP ont été réalisé). Cette peau est plicaturée de façon à lui donner une forme de mamelon en relief, cela permet d’obtenir des résultats très réalistes. Ce mamelon reconstruit devra ensuite être tatoué afin qu’il ait une couleur similaire à l’autre mamelon.
  • La greffe de mamelon, qui consiste à utiliser une partie du mamelon de l’autre sein pour la greffer à l’emplacement du mamelon manquant. Cette technique a l’avantage de donner un résultat parfaitement réaliste, puisqu’un vrai mamelon est utilisé… de plus, la couleur et le diamètre du mamelon seront aussi parfaitement similaire à l’autre côté. Cependant, cette technique n’est envisageable que si le mamelon de l’autre sein est suffisamment gros, et que l’on peut se permettre d’en prélever la moitié sans que cela n’ait de conséquence esthétique sur l’autre sein.

La reconstruction de l’aréole

Une fois le mamelon reconstruit, il faut reconstruire l’aréole. Là encore, de nombreuses techniques existent, et nous en utilisons deux particulièrement fiables.

  • Le tatouage : le tatouage médical permet, de la même façon qu’un tatouage artistique, d’injecter dans l’épiderme des pigments colorés, qui seront choisis pour être les plus similaires possible à l’aréole de l’autre sein. Cette technique est peu invasive, quasiment indolore, et donne de très bons résultats. Le résultat dure plusieurs années (5 ans environ) puis s’estompe, il faudra alors refaire une séance pour recolorer l’aréole.
  • La greffe de peau : cette technique consiste à prendre la peau d’une autre partie du corps, plus foncée que la peau du sein (en général le pli inguinal), et à la greffer à l’emplacement de l’aréole. Elle a l’avantage de renforcer le contraste entre le sein et l’aréole, mais doit parfois être complétée par un tatouage si la couleur n’est pas parfaitement similaire à l’autre côté. Ce geste peut être réalisé sous anesthésie locale.

En pratique, comment se déroule la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire ?

  • Hors les cas de reconstruction immédiate par lambeau de grand dorsal où l’on peut reconstruire la plaque aréolo-mamelonnaire dès la première intervention, l’idéal est de réaliser ce geste isolément, en toute fin de reconstruction, afin d’être certain du bon emplacement de l’aréole et du mamelon sur le sein reconstruit. Ce geste peut alors être pratiqué sous anesthésie locale lors d’une hospitalisation ambulatoire de quelques heures.
  • Si d’autre gestes sont nécessaires pour parfaire la reconstruction (lipofilling du sein reconstruit par exemple) et nécessitent une anesthésie générale, la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire pourra être réalisée sous anesthésie générale pendant la même intervention.
  • Dans les suites, des pansements seront à prévoir pendant une quinzaine de jours.
  • Un repos post-opératoire d’une journée est suffisant.

Existe-il des techniques non chirurgicales pour reconstruire la plaque aréolo-mamelonnaire ?

Oui, aujourd’hui deux façons non chirurgicales de reconstruire la plaque aréolo-mamelonnaire donnent également des résultats satisfaisants :

  • Le tatouage exclusif : réalisé par un tatoueur professionnel ou une esthéticienne spécialisée dans le tatouage médical, c’est un tatouage plus précis que celui réalisé par les chirurgiens, qui en plus de colorer l’aréole peut représenter le mamelon en donnant l’illusion que celui-ci est en relief. Cela donne des résultats très réalistes, mais l’inconvénient est bien sur l’absence de relief du mamelon.
  • Les mamelons prothétiques : des laboratoires spécialisés distribuent des fausses plaques aréolo-mamelonnaires en matière siliconée qui se collent sur la peau pendant la journée et peuvent être retirées ou repositionnées à l’envie. Réalisées sur mesure en fonction du mamelon de l’autre sein, elles sont particulièrement réalistes, et représentent une alternative intéressante en attendant une reconstruction définitive par chirurgie ou tatouage exclusif.
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Dr. Nivesse Dominique, chirurgien esthétique
Membre de la SOFCEP (Société Française de Chirurgie Esthétique et Plastique).
Installation en activité libérale pure au sein de la Clinique Urbain V depuis octobre 1990 sans interruption.
Docteur Nivesse, chirurgien esthétique à Avignon
Dr. Julia Eraud, chirurgien esthétique
Membre de la SOFCEP (Société Française de Chirurgie Esthétique et Plastique).


Docteur Eraud, chirurgien esthétique à Avignon
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